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François Hollande : le piétinement, c’est maintenant

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Trois semaines après les tueries de Paris, le président de la République tenait la cinquième conférence de presse de son mandat. Une phrase cependant faillit tout bouleverser. Sur un ton conquérant, le président venait en effet de s’écrier : « Notre politique se décide à Paris, pas à Bruxelles ! »

Cette phrase s’inscrit, en fait, dans la logique d’union nationale – appelée encore «Esprit du 11 janvier» – que le gouvernement tente désespérément de maintenir après l’affaire Charlie Hebdo. Sur le fond, les mesures annoncées par le président ne s’opposent absolument pas aux consignes européennes. François Hollande avait ainsi prévu de rencontrer Vladimir Poutine à Moscou afin de le sermonner sur les opérations russes en Ukraine, après une visite à Kiev où il a proposé une solution de règlement du conflit avec la chancelière allemande dans ses bagages. Concernant la Grèce, il a invité le nouveau Premier ministre grec à… rencontrer Angela Merkel.

Comment le président entend‑il améliorer la situation intérieure du pays ?

Il a évoqué notamment l’instauration d’une nouvelle forme de service civique, basé sur le volontariat, auquel s’accole une « réserve citoyenne » ; des cours de laïcité à l’école, déjà dans les tuyaux avec l’aide de la Licra ; la création d’une agence nationale destinée à disséminer la population immigrée sur le territoire ; et enfin l’allocation d’un milliard de dollars pour favoriser l’écologie. Des mesures coûteuses qui ne résoudront rien. (RC – Kiosque courtois – semaine du 2 au 8 février 2015)