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L’ex-patronne de l’INA recasée au ministère de la Culture : pas de chômage ni pré-retraite pour les hauts fonctionnaires !

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Agnès Saal, l’ex-présidente de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) dont les notes de taxi faramineuses avaient créé la polémique, n’est pas restée longtemps sur la touche.
Haut fonctionnaire du corps des administrateurs civils, elle a retrouvé son ministère d’origine, celui de la Culture, selon une information du journal Le Monde. (Le Monde.fr 20/05/2015)
Agnès Saal est rattachée au secrétariat général du ministère avec un titre de «chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences». Petite précision du quotidien du soir qui risque de faire grincer des dents : le poste «semble avoir été crée pour l’occasion»…
40 000 € de frais de taxi en dix mois, dont 6700 € dépensés par son fils

L'ex-PDG de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), Agnès Saal, dans son ancien bureau à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 31 juillet 2014. (AFP/Dominique Faget.)

L’ex-PDG de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), Agnès Saal, dans son ancien bureau à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 31 juillet 2014. (AFP/Dominique Faget.)

Agnès Saal, 57 ans, avait été contrainte de démissionner le 28 avril après le scandale de ses frais de taxi dépassant les 40 000 € en dix mois de fonction, dont 6700 € dépensés par son fils qui disposait du code de réservation de sa mère chez G7. C’est une lettre anonyme envoyée par un mystérieux corbeau à tous les administrateur de l’INA qui avait mis le feu aux poudres. L’ancienne directrice générale du Centre Pompidou avait concédé dans un premier temps une «maladresse».
La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, avait réagi fermement et avait d’abord exigé «le remboursement intégral» des «frais de déplacement privés de la présidente» de l’Institut national de l’audiovisuel. Puis elle lui avait demandé de lui présenter sa démission. Elle risque bien désormais de la recroiser dans les couloirs de la rue de Valois, où Agnès Saal, diplômée de Sciences Po et de l’Ena, a retrouvé un bureau. (Source : Le Parisien, 20/05/2015)