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L’affaire Sagnol, énième victoire de la bien pensance médiatique

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L’affaire Sagnol : quand la dictature de la pensée l’emporte sur le bon sens.

Les propos de Willy Sagnol, entraîneur de l’équipe de football de Bordeaux, n’ont pas fini de faire jaser. Le 3 novembre dernier, il déclarait aux lecteurs de Sud‑Ouest : « L’avantage du joueur, je dirais typique africain : il n’est pas cher, généralement prêt au combat, on peut le qualifier de puissant sur un terrain. Mais le foot, ce n’est pas que ça, c’est aussi de la technique, de l’intelligence, de la discipline. Il faut de tout. Il faut des Nordiques aussi. C’est bien les Nordiques, ils ont une bonne mentalité. Une équipe de foot, c’est un mélange ». Fin de citation. Dès le lendemain, la plupart des médias français se sont saisis de cette déclaration en hurlant au racisme. Chacun y est allé de sa petite phrase, de Pape Diouf traitant Sagnol de « sous‑Zemmour », au Parti Socialiste, réclamant des sanctions exemplaires à l’encontre de l’intéressé.

Le 5 novembre, au milieu de ce concert de bien‑pensants, une voix s’est élevée, la voix d’un membre de la communauté noire, une voix très concernée. Et pas des moindres puisqu’il s’agissait d’Hapsatou Sy, chroniqueuse sur « Le Grand 8 »

Mme Sy a affirmé ne pas comprendre la polémique, et n’avoir trouvé aucune dérive raciste dans les propos de l’entraineur. Pour elle, il ne s’agissait que de considérations techniques touchant à un domaine particulier : celui du football. Mais ce mardi 11 novembre, sous la pression d’une véritable chasse aux sorcières sur les réseaux sociaux, Mme Sy s’est rétractée. Elle a affirmé ne pas se renier, mais elle s’est rétractée. Quelques heures avant, subissant le même type de pression, Willy Sagnol s’était publiquement excusé, lisant les larmes aux yeux un texte qu’on lui avait écrit.

Ce double épisode est particulièrement révélateur de l’emprise qu’ont certains lobbies sur le monde médiatique, et de la dictature qu’ils font régner sur la pensée, en dépit du bon sens

Toutes proportions gardées, les régimes communistes appliquaient exactement les mêmes méthodes pour imposer leurs idées : dépistage des « traîtres », pression psychologique et médiatique, obligation pour les coupables de se confesser publiquement, et finalement une grande mise en scène théâtrale ayant pour but d’endormir le public. Et pourtant, pour qui s’y connaît, les propos de Sagnol étaient justes. Mais ce n’est plus ça le problème aujourd’hui. (RC – Bulletin de réinformation, 14/11/2014)