L'enquête à deux vitesses

Surprise, surprise ! Au bout de huit heures d'audition par la brigade financière en qualité de témoin dans le cadre de l'affaire Bettencourt, Éric Woerth serait désormais «en dehors de toute polémique», selon son avocat Me Leborgne. Depuis quinze jours, le ministre du Travail affirmait qu'il attendait avec impatience le moment de s'expliquer devant les policiers afin de tourner la page d'un mauvais feuilleton dans lequel il ne serait impliqué que par la calomnie et la volonté d'abattre politiquement le maître d'oeuvre de la réforme des retraites.
La perte du sacré fait de l'homme un passant sans histoire.

Notre entendement et notre capacité de réaction sont quotidiennement attaqués par le bruit continu des informations diffusées. Aussi, dans ce brouhaha, il devient de plus en plus difficile de distinguer les messages les plus venimeux.
La désinformation au quotidien

Après quelques jours de vacances hors de la planète internet, rien n'a vraiment changé dans une France immobile sur fond d'écroulement perpétuel. La désinformation officielle, en particulier, continue à se propager à la poursuite de chimères sans cesse renouvelées.
Le ministère de la Vérité - Expérience de manipulation des souvenirs politiques à grande échelle

Dans 1984, George Orwell raconte l’histoire de Winston Smith, employé au bureau de la propagande d’un régime totalitaire. Le travail de Smith au ministère de la Vérité est de détruire les photos et de modifier les documents afin de rendre le passé conforme aux besoins du présent. La date de 1984 est derrière nous, comme l’est le communisme soviétique. A l’époque d’Internet, il serait impossible de manipuler le passé de cette façon. A moins que ?
DSK et le FMI veulent s'attaquer à la France...

Pourtant friande d’articles sur DSK, la grande presse a passé largement sous silence le rapport que le FMI a publié le 15 juin dernier sur la France. Ce rapport résume les constats préliminaires effectués par les représentants du FMI à l’issue de missions qui s’inscrivent dans le cadre des consultations périodiques de suivi de la situation économique.
Alain de Benoist : « La France n'a plus de politique méditerranéenne depuis qu'elle s'est alignée sur les intérêts israéliens »

Dans notre monde post-moderne issu de la fin de la Guerre froide, ceux qui nous gouvernent ont oublié que, par nature, l’histoire était avant tout tragique. Piqûre de rappel du philosophe qui lui, ne l’a pas oublié…
L'Etat irréprochable existe

L'Etat irréprochable existe : je l'ai rencontré.
La Suède a depuis longtemps tenu les promesses de la France et le pouvoir, ici et là-bas, n'a pas la même saveur, la même couleur, la même odeur. Pour schématiser, chez nos amis scandinaves il est un service qu'on rend ; chez nous un privilège qu'on octroie. D'un côté une charge pour le bénéfice de tous, de l'autre un honneur pour le bénéfice de soi.
Sur les racines de l'Europe

Lorsqu’on aborde la question des racines de l’Europe, c’est-à-dire de l’héritage qui a forgé sa culture et sa civilisation, il faut avoir présentes à l’esprit deux entités :
1°/ l’Occident, de l’Atlantique à la péninsule Balkanique ;
2°/ l’immense Empire romain d’Orient, qui allait du sud du Danube jusqu’aux confins du royaume perse, englobant la Grèce, la Macédoine, Constantinople (évidemment), les cinq régions qui forment aujourd’hui l’ouest de la Turquie (Bithynie, Galatie, Cilicie, Cappadoce, Phénicie), le Liban, la Palestine et l’Egypte.
La corruption, pétrole du Politiquement correct (édito 07/2010)

Le socialiste Michel Rocard et l’UMP Simone Veil ont cosigné une tribune libre pour dire : ne parlons pas des « affaires » car en parler c’est faire le jeu du populisme. Ils ont raison ! Mais leur raisonnement est incomplet car la réalité est la suivante : le Politiquement correct a besoin de la corruption pour s’imposer.
Un système d'espionnage pour les compagnies aériennes afin de lutter contre le terrorisme

Les passagers des compagnies aériennes pourraient avoir leurs conversations et leurs mouvements surveillés dans le cadre d'un programme lancé par l’Union européenne, aux fins de lutter contre le terrorisme. Bruxelles finance des recherches à l'université de Reading visant à détecter tout comportement suspect à bord des avions de ligne. Un ensemble de caméras, microphones, renifleurs d'explosifs et un système informatique sophistiqué donneraient au pilote une alerte rapide en cas de tout danger. Mais ces travaux inquiète les défenseurs des libertés individuelles qui redoutent une augmentation de la surveillance exercée par l’Etat.
Polemos, ou : de la nature des choses

Le célèbre fragment d’Héraclite Polemos pantôn pater esti a souvent été traduit par « la guerre est mère de toute chose » (1). C’est trop en faire, ou trop peu. La guerre, conflit armé, est certes une expression du polemos, la plus tragique, ou la plus violente, mais elle n’en épuise pas la signification dans la mentalité grecque archaïque. Celle-ci appréhende en effet la différence conflictuelle comme un principe moteur de l’identité, et pas seulement dans les discordes entre personnes ou entre cités. Héraclite lui-même rassemble sous le même modèle, directeur et divin, des oppositions dichotomiques et fondatrices telles que : jour/nuit, hiver/été, guerre/paix, satiété/faim (2), etc.
Les femmes devant le déclin démographique

Le déclin démographique, en France comme en Europe, met de plus en plus en présence deux types de population, celle d’origine et celle venue d’ailleurs. Ce qui est en cause est la survie, à terme, de nos sociétés et de leur identité. L’enjeu n’est pas mince.
Carrefour doctrinal du Club de l'Horloge du 9 mars 2010

Faut-il faire la guerre à l'Iran ?
(Les véritables enjeux de la question iranienne)
Henry de Lesquen
Douze thèses
Fillon inaugure la mosquée d'Argenteuil : j'ai mal à ma laïcité

La nouvelle est annoncée partout comme un évènement banal, voire heureux : le Premier ministre du pays qui se prétend le plus laïc du monde a inauguré ce lundi 28 juin la mosquée d’Argenteuil. Il a en outre fait l’éloge de l’Islam de France, « un Islam de paix et de dialogue » une religion du « juste milieu » où l’on vit sa foi dans le respect « des principes de la République ».
Les valeurs républicaines, le mythe et la réalité

L’évocation des valeurs républicaines est le pont aux ânes du discours politique. Et souvent le meilleur moyen d’imposer le politiquement correct à coup d’interdits. Mais qu’en a-t-il été dans la réalité historique ? Evoquer les valeurs républicaines c’est renvoyer à l’histoire des quatre premières Républiques. Une histoire que François-Georges Dreyfus revisite avec clarté et brio dans le numéro de printemps 2010 de la Revue universelle (7, rue Constance- 75018-Paris)






















