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Commémoration: les éditorialistes ont « du mal » à croire « le soldat Hollande »

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Les éditorialistes de la presse régionale ont trouvé hier le chef de l’Etat « dans son rôle » lors de son discours donnant le coup d’envoi des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, mais avouent « avoir du mal » à croire « le Hollande. »

« Le président de la République s’est élevé bien au-dessus des clivages partisans », reconnaît Hervé Favre dans la Voix du Nord. « Mais rappeler l’histoire avec une grand H pour répondre aux inquiétudes du présent ne va pas miraculeusement apaiser le climat politique et social dans la France de 2014 », prévient d’emblée l’éditorialiste.

« Il est peu probable que la célébration du centenaire de la Grande Guerre suffise à sortir le +soldat Hollande+ du bourbier des sondages », assène Jacques Camus, dans la Montagne Centre Presse.

Michel Urvoy, pour Ouest France, a vu dans le discours du Chef de l’Etat « l’occasion » pour François Hollande « d’habiter pleinement son rôle, de marquer son mandat. » Et de vite préciser : « il le marquerait plus certainement encore si cette sorte d’ordre de mobilisation trouvait une concrétisation pas trop tardive. »

François Hollande le 7 novembre 2013 à l'Elysée lors de son discours donnant le coup d'envoi des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale

François Hollande le 7 novembre 2013 à l’Elysée lors de son discours donnant le coup d’envoi des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale

Pour Philippe Marcacci (l’Est Républicain) : « le discours de François Hollande » était « une parenthèse enchantée pour le plus impopulaire des présidents de la Ve République. »

François Hollande « a fait le job », juge Jean-Marcel Bouguereau de la République des Pyrénées. Mais ce dernier relève : « qu’à de très rares exceptions historiques, aucun discours n’a jamais infléchi durablement une situation politique. »

Pour Philippe Waucampt, dans le Républicain lorrain, le Président a retrouvé « une posture présidentielle » mais « ceci ne redorera pas du jour au lendemain le blason du chef de l’Etat », déplore-t-il.

« La guerre de 2013/2014 est économique et c’est évidemment en fonction des victoires ou des défaites sur ce front-là que le général Hollande sera jugé », explique Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d’Alsace.

« Les beaux discours et les symboles ont-ils encore prise quand c’est la détermination et l’autorité défaillantes qui sont partout dénoncées », se demande de son côté Jean-Louis Hervois dans la Charente Libre.

« Il faudrait que +l’ordre de mobilisation+ civile émis par François Hollande ne reste pas au stade de l’incantation », avertit Christophe Lucet, pour Sud Ouest.

« On veut y croire, on a bien du mal, Monsieur le Président », lance quant à lui Denis Daumin pour La Nouvelle République du Centre Ouest.

« Le soldat Hollande n’a plus le choix. Dos au mur, il doit désormais passer à la contre-offensive », explique Jean-Michel Servant dans le Midi Libre.

« En résumé, ce fut un excellent discours, faits de propos aussi élevés qu’incontestables, mais dont on eût aimé pouvoir dire qu’ils trouvaient naturellement leur résonance dans l’action présidentielle », conclut-il Michel Bassi, dans l’Eclair des Pyrénées.

AFP 8/11/2013  7:18

http://actu.voila.fr/actualites/france/2013/11/08/commemoration-les-editorialistes-ont-du-mal-a-croire-le-soldat-hollande_16041466.html

Voir aussi :

Français de souche : ne vous laissez pas voler la mémoire de 1914

Polémia – 8/11/2013